L'abbé René Amiard

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L’abbé René Amiard (1899-1983), mobilisé en 1918, est affecté au 104e RI, puis dans les compagnies de Kabyles et dans le Génie.


Après l’armistice, il apprend à déminer et n’est démobilisé qu’en 1921. Il est ordonné prêtre en 1926.
C’est en Angleterre, où il est parti pour perfectionner son anglais, qu’il fait connaissance d’ingénieurs-aéromodélistes.

 

Professeur d’anglais à l’école de l’Immaculée-Conception, il s’engage dans de multiples activités en créant en 1934 la section d’aéromodélisme et en devenant l’un des premiers membres de l’Aéro-club  de Flers. A nouveau mobilisé en 1939, il est affecté au quartier du généralisme britannique Godt. Il échappe à la captivité en 1940, mais ses connaissances le rendent suspect aux yeux de l’occupant.

 

Durant les dures semaines qui suivent les bombardements de la ville en juin 1944, il s’investit pleinement, secourt les victimes ensevelies sous les décombres, organise, malgré l’ordre d’évacuation donné par les allemands, l’installation d’une pharmacie et le fonctionnement d’un hôpital dans les locaux du Petit Sem.

 

Il est à la tête du groupe des démineurs qui prennent tous les risques afin de sécuriser la ville et ses environs face aux dangers des mines et des ruines. C’est lors du dernier chantier que le sapeur Roland Brionne fut déchiqueté à Berjou. Il participe au Comité de Libération du Canton de Flers puis est élu au conseil municipal sans être candidat.

 

L’abbé poursuit les contacts avec la 11e Division Blindée Britannique qui a libéré Flers et participe au comité de construction du monument du Pont Vère et du jumelage avec Warminster. En 1976, il est décoré de l’ordre souverain de Malte.

L'abbé René Amiard